– C’est si gentiment demandé, souffla-t-il avant de l’embrasser de nouveau.
Avec toute la douceur qu’il pouvait, le futur roi les fit basculer, allongeant Francis sur le dos et le surplombant, le dévorant du regard sans s’en priver. Il savait que ça gênait son mari, mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Il l’avait attendu trop longtemps. Il ne parlait pas de leur enfance ou leur adolescence où ils s’ingéniaient à s’ignorer, non, il parlait du moment où ils avaient tous deux décidé d’officialiser une union décidée par leurs parents, où la foudre les avait atteints en plein cœur.
Avant que celui-ci ne se brise.
Repoussant ses pensées sombres, Hellas caressa cette peau si douce dont il était le seul à pouvoir profiter, explorant ce corps si pur, le faisant vibrer comme il savait si bien le faire, refoulant son désir pour se concentrer uniquement sur celui de son amant, tentant de le détendre, de le faire se sentir bien, libéré de toutes les contraintes qu’aurait pu lui infliger sa famille (allez savoir, avec un père comme celui-là).
Il était son mari, il était à lui.
Ils étaient au début d’une histoire qu’ils espéraient la plus longue possible, ponctuée de nuits toujours plus inoubliables.
Ses mains virevoltaient, telles celles d’un virtuose qui jouait d’un instrument qu’il connaissait fort bien, en tirant les notes qu’il voulait.
