Sans peur ! [Hetalia - Axis Power + Le Cygne et la Princesse]

Sans peur ! – 17/30

Héraklès allait passer les portes lorsque le Chambellan l’attrapa juste avant, lui apportant des nouvelles de son époux. Elles n’étaient pas vraiment inquiétantes, du peu qu’il le connaissait, ça ne l’étonnait pas, en fait.

Il remercia Vlad d’un signe de la tête et pressa le pas en direction de la chambre nuptiale. C’était à lui, maintenant, de prendre le taureau par les cornes et de le rassurer.

Il toqua légèrement à la porte avant d’entrer, n’attendant pas vraiment de réponse. C’était surtout pour prévenir de son arrivée, au cas où.

– Francis ? Demanda-t-il en poussant la porte.

Héraklès fit attention à la fermer correctement derrière lui, tournant la clé dans la serrure. Non seulement il ne souhaitait pas qu’on les dérange -quelles que soient leurs activités- mais surtout, il aimerait éviter que son époux ne s’enfuie. Pas que ce soit son genre, mais sait-on jamais.

Se rendant compte qu’il était déjà couché, il soupira, mitigé entre la frustration et le réconfort. Il se changea rapidement, glissant à son tour sous les draps, hésitant sur la marche à suivre.

Bien que la tradition voudrait que la nuit de noces soit surveillée, ce n’était pas vraiment le cas de la leur, étant dans l’impossibilité biologique de procréer. Mais sa mère était tout de même capable de se coller à la porte de la chambre afin de s’assurer du bon procédé. Elle pouvait être une sacrée perverse, quand elle le voulait.

Y repenser lui rappela de nombreux souvenirs presque douloureux, de sa mère le surprenant dans des situations… embarrassantes et honteuses. Elle était une vraie démone quand elle le voulait.

Mais Francis n’avait sûrement pas la tête à ça ?

Sur le côté, la tête soutenue par sa main, il scruta son dos, soupesant le pour et le contre. Avant de finalement avancer la main et de frôler la ligne de ses épaules du bout des doigts.

– Tu dors ? Souffla-t-il.

Il n’était pas assez butor pour le réveiller et puis, peut-être n’avait-il pas envie de parler ? C’était possible, la journée avait été riche en émotion.

De l’épaule, sa main glissa jusqu’au bras alors qu’il se rapprochait un peu plus. Non pas dans l’idée forcée de profiter de la nuit, mais pour éviter de se réveiller sur le sol le lendemain. Surtout que c’était froid, comme matière.

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