Sans peur ! [Hetalia - Axis Power + Le Cygne et la Princesse]

Sans peur ! – 16/30

« D’ici quelques jours je partirai, plus personne n’entendra parler de moi et tu pourras retrouver ta liberté. J’ai bien vu que j’étais un fardeau pour toi… Je préfère disparaître plutôt que de devoir vivre en affrontant tous les jours ta colère. »

Un toussotement attira l’attention de Francis qui se retourna alors et tomba non pas sur son bien-aimé comme il le pensait mais sur le grand chambellan Vlad. Il rougit violemment, mort de honte, et retourna aussitôt la tête pour ne plus le voir. Il prit son visage entre ses mains… Comme c’était gênant et problématique. En plus il avait le visage bouffi par les pleurs ? Est-ce que le petit homme avait remarqué ? Allait-il se moquer de lui ? Le disputer pour penser pareille chose ? Allait-il aller cafter ses intentions à la reine ?… Il ne valait mieux pas, sinon Francis pouvait dire adieu à la vie. La beauté d’Eurydice n’avait d’égale que son intransigeance en matière de promesse et d’image.

« Je… Si vous pouviez garder pour vous ce que vous venez d’entendre, ce serait très gentil et je vous serais à jamais redevable. »

Vlad regarda l’ancienne princesse. L’homme avait vraiment l’air écrasé par le poids de son chagrin, mais aussi des mensonges qu’il avait dû subir sans vraiment s’en rendre compte. Le chambellan avait les oreilles baladeuses et aimait écouter les conversations des autres à leurs insu… Mais surtout, il avait appris tous les détails de l’histoire de la part de son bien-aimé Arthur qui était revenu sagement à la maison depuis le trépas du sorcier.

« Princesse… Enfin Prince Francis. Désolé, je ne suis pas encore bien habitué à vous appeler ainsi. »

Un petit sourire désolé se dessina sur les lèvres du blond. Il se fichait qu’on l’appelle prince ou princesse. Au fond, l’appellation comptait peu et il n’était plus à ça près. Depuis qu’il était revenu ici, beaucoup de gens avaient cafouillé lorsqu’il s’adressait à lui. Il savait que cela s’arrangerait avec le temps, enfin s’il restait.

« Je ne peux imaginer la situation dans laquelle vous êtes actuellement. Cependant, le prince Héraklès possède des sentiments sincères à votre égard et je doute que le fait que vous soyez un homme change quelque chose. Lorsque l’on aime quelqu’un si passionnément, on l’accepte tel qu’il est réellement. »

Vlad suivait les ordres de son maître, le blond avait visiblement besoin de réconfort alors il se faisait un devoir de le réconforter le mieux possible. De plus il faisait aussi une fleur à son maître en empêchant que son mari déjà si difficile à attraper ne se fasse la malle.

« Mon maître n’est pas en colère contre vous, il a juste du mal à accepter que votre défunt père ait pu fomenter un mensonge pareil. Je suis sûr que d’ici quelques temps, il sera avec vous comme il l’était avant votre enlèvement. Laissez-lui encore un peu de temps. »

Francis le regardait, un peu perdu dans ses pensées qui ne faisaient que tourbillonner dans sa tête au fur et à mesure que l’homme à tout faire parlait. Il avait peut-être raison après tout, mais ces derniers jours de solitude et la trahison de ses frères lui minaient le morale. Il soupira un peu, se laissant quelques jours de réflexion supplémentaire avant de prendre sa décision définitive. Il se garda cependant d’en informer le chambellan.

« Merci pour vos conseils. »

Vlad demanda si Francis avait besoin d’autre chose, celui-ci lui demanda juste de l’aide pour enfiler ses vêtements de nuit. Il se glissa ensuite sous la couette, priant pour que la soirée se finisse assez vite pour qu’il puisse retrouver Héraklès. Même si celui-ci lui fait toujours la tête, il pourra au moins sentir sa chaleur près de lui… Jamais sa mère ne le laisserait dormir ailleurs pour leur nuit de noces, bien que celle-ci soit moins importante que celle pour un couple composé d’un homme et d’une femme car aucun enfant ne naîtra de leur union. Le chambellan glissa juste avant de partir que le blond ne regrettera pas sa nuit de noce et que celle-ci lui fera définitivement changer d’avis. Francis rougit mais ne répondit rien, il ne pensait plus à leur union charnelle depuis qu’il pensait que Hellas le détestait.

Le chambellan redescendit et, à la fin de la fête, il alla retrouver son maître dans un coin tranquille juste avant que celui-ci ne retrouve Francis.

« Le prince Francis est très attristé par ces derniers jours ici. Il pense même à partir, mais j’ai tout fait pour qu’il accepte de rester le temps que vous lui fassiez changer d’avis. Il pense être un fardeau pour vous. »

Il s’inclina et laissa son maître rejoindre son époux.

Laisser un commentaire