Francis roula par terre, se mettant sur le dos. Il souffrait le martyr mais son esprit n’était pas encore prêt à abandonner le combat, il ne pouvait pas mourir comme ça… Pas après avoir retrouvé espoir ! Si sa vie devait se terminer cette nuit, le destin était bien cruel. Il ouvrit les yeux et contempla le ciel étoilé. Aussi loin qu’il se rappelle, il avait toujours aimé les nuits sans lune. Le blond trouvait l’atmosphère plus mystérieuse, plus propice aux confidences. Quelques larmes roulèrent sur ses joues. Ludwig, Feliciano et Lovino se rendirent auprès de lui, inquiets de voir la santé de la « princesse » aussi mauvaise.
Francis voulut tendre le bras vers eux, mais il se sentait trop faible. Si il s’éteignait ce soir, il aurait enfin la chance d’être entouré d’amis. Il ne manquait plus que Hellas pour que le groupe soit complet et enfin il aurait pu partir en paix. À la pensée de l’homme de sa vie, le cœur du jeune homme se serra douloureusement au point de le plonger dans l’inconscience.
– Francesca…
Si même dans l’inconscience on ne pouvait le laisser tranquille ?! Mais les doigts si chauds frôlant sa peau, la chaleur d’un autre corps non loin et les plaintes de son fiancé finirent par réveiller Francis, qui, bien que faible rouvrit les yeux pour contempler le visage de son aimé.
» Fra… Francis… Appelle-moi Francis »
Il n’avait jamais eu l’occasion d’être lui-même, même chez son père il était obligé de se comporter comme une fille et de vivre comme tel. Aujourd’hui cependant il aimerait qu’il n’y ait plus aucun mensonge, plus aucun non dit. Il voulait partir libéré de tout cela. Le blond porta une main à sa poitrine, agrippant ses faux atouts et tirant légèrement dessus. Dans son état il ne pouvait pas arracher cette fausse poitrine pour faire définitivement comprendre qui il était au brun.
« Je t’ai… »
Les derniers mots d’amour de l’homme-cygne moururent dans sa gorge alors qu’il sombrait de nouveau…
