Couple : OFC x Kurt Wagner
Genres : Romance – Famille – Douleur/Réconfort – Humour / Roman
Rating : +16
Statut : Abandonné
Résumé : Tout le monde le sait : quand il fait chaud, l’orage n’est pas loin. Il arrive même que la foudre se démène pour en griller deux avec le même éclair !
Bonne lecture !
-Bonjour… Je peux entrer ?
La personne qui avait parlé était une jeune fille aux cheveux et aux yeux noirs. Derrière elle il y avait une malle. Le soleil brillait, la pelouse verte ondulait sous le vent frais et doux. C’était une belle journée d’été. C’était la troisième semaines de vacances d’été. Tous, nous avions cherché la fraîcheur et l’ombre dans le manoir.
-Bien sûr, tu veux voir… le professeur ?
-Oui… il est là ?
-Il est dans le salon, suis-moi.
Je ferme la porte, et, pendant qu’elle me suivait dans l’enfilade de couloir, elle n’ouvrait pas la bouche. Une fois dans le salon, je lui indique du doigt un homme dans une chaise roulante et chauve : le professeur. Puis je vais m’asseoir sur le canapé où Jean et Scott prennent déjà une bonne partie de la place. Mais je tends tout de même l’oreille.
-Bonjour.
-Bonjour jeune fille. Que veux-tu ?
-Je voudrais adhérer à votre organisation.
-Laquelle ?
-Celle des mutants…
A ce mot, le silence se fit dans le salon. Tous la regardèrent. Elle se tenait droite et regardait le professeur.
-Quel est ton pouvoir ?
-Il est indéfinissable.
-Comment cela ?
-Impossible à dire. Mon pouvoir est interchangeant. Une fois il est glace, l’autre fois, il est feu.
-Dis-tu vraiment la vérité ?
-Je n’ai guère à perdre le temps à proférer des mensonges…
Le professeur plaça ses mains sur sa tête, et s’adonna à son pouvoir : la télépathie. Mais tout d’un coup, les yeux de la nouvelle venue devinrent blanc, et un globe de lumière jaune pâle l’entoura. Un cri déchira le silence qui s’était installé. Le professeur avait les yeux fermés, crispés et des gouttes de sueurs perlaient à son front. Spyke fonça, et assomma d’un coup de poing la jeune fille. Cette dernière tomba à terre. La lumière avait disparue, et ses yeux étaient redevenus normaux. Le professeur était affalé sur son fauteuil et haletait. Tornade voulut savoir si il allait bien, mais il la coupa d’un geste de la main.
-Jean, pouvez-vous emmenez Viviane à l’infirmerie, s’il vous plait ?
-Bien sûr, professeur.
-Bien,… Diablo ?
-Hm, professeur ?
-Occupe-toi de ces bagages, s’il te plait !
-Bien professeur.
Avec son pouvoir, la télékinésie, Jean souleva l’assommée et se dirigea vers l’infirmerie. Alors, je pris la malle, et… me fit la malle ! Bon, je suis d’un naturel plaisantin. Mon pouvoir à moi, c’est la téléportation. En moins de temps qu’il le fallait pour le dire, la malle était dans la nouvelle chambre et j’étais à côté d’elle à l’infirmerie. Au bout de 3 minutes, elle ouvrit les yeux. Elle se redressa, et me regarda.
-Bonjour, je suis Diablo.
-Moi, c’est Viviane.
-Ça va ? Euh… Tu peux te lever ?
-Bien sûr ! Je ne suis pas malade !
-Non, c’est pas çà, mais vu que Spyke a dû t’assommer…
-Il m’a assommé ? Il a bien fait. Tu pourras le remercier ?
-Comment çà ?
-Si il ne m’avait pas assommé, qui sait ce que mon pouvoir aurait pu causer… Il aurait pu tous vous tuer !
-Quoi !?
-Je te jure ! Voilà pourquoi je suis venu en Amérique.
-Tu n’es pas Américaine ?
-Non, je suis Française…
-Mais, tu n’as pas d’accent !
-C’est l’un de mes nombreux pouvoirs, je peux apprendre n’importe quelle langue sans effort et sans accent.
-Ouah ! C’est trop cool comme pouvoir !
-C’est un avantage comme un autre…
-Bon, tu veux voir ta chambre ?
-Ouais, bonne idée !
On sortit de l’infirmerie. Je l’emmena dans une des nombreuses chambres qui parsemaient l’institut. J’ouvris la porte, et la laissa passer. Elle alla au centre de la pièce, et fit un tour sur elle-même pour observer sa nouvelle chambre. En face de la porte, il y a une porte-fenêtre vitrée donnant sur un balcon. A droite de la porte, se situe une armoire. En face de l’armoire, il y a le lit. Et entre le lit et le balcon, il y a un épais rideaux vert. Le papier peint est vert amande. Elle s’assoie sur le lit, et regarde le plafond.
-Bon, je te laisse. Je reviendrai te chercher pour manger.
-D’accord.
Alors que je refermai la porte derrière moi, elle m’appela. Je me retournai et la regardai.
-Oui, qu’est-ce qui a ?
-Merci beaucoup !
-C’est rien ! C’est comme çà avec tous les nouveaux et tout le monde.
-Bah, merci quand même !
-De rien…
Je lui souris, et refermai la porte derrière moi, et repartit dans le salon. Je m’endormis littéralement dans le canapé. Mais la sonnerie du dîner me réveilla au plus vite. J’ouvris un œil, puis l’autre. Je me lève aussitôt, et disparais pour réapparaître devant la porte. Je toque alors une ou deux fois contre le battant de bois.
-Entrez.
-C’est l’heure, tu viens ?
-J’arrive !
Elle se leva d’un coup de rein, et enfila ses chaussures qui étaient au pied du lit. En deux enjambées elle fut face à moi. Elle ouvrit la porte, et la referma derrière elle.
-C’est par où ?
-Par ici, si mademoiselle veut bien me suivre !
-Idiot !
Le temps d’arriver à la salle à manger, et à peu près tous étaient arrivés. Je me dirigeai vers ma place, et remarquai qu’une place vide attendait à côté de la mienne. Je lui fis signe de venir s’asseoir près de moi. Le repas commença, on échangeait des informations entre nous. Puis, j’entamai la conversation avec ma nouvelle voisine.
-Alors, tu me disais tout à l’heure que tu étais Française ?
-En effet.
-Mais, qu’est-ce que tu fais en Amérique ?
-Eum…
Un regard circulaire m’apprit que tous attendaient la réponse.
-Écoute, si tu ne veux pas, je comprendrais !
-Non, c’est pas ça… C’est juste qu’on m’appris qu’il y avait un établissement qui s’occupait des personnes… euh, comment dire ?… Différentes des autres.
-Et tu es venue directement ici ?
-Oui, et non.
-Comment cela ?
-Eh bien, je me suis d’abord occupée de quelques affaires de famille me concernant, puis je suis partie…
-Sans prévenir qui que ce soit ?
-Qui veux-tu que ça intéresse ?
-Je ne sais pas, moi… Ta famille, tes amis, tes voisins…
-Je n’ai plus de famille, et puis, ils s’en moquent bien tous, où je vais… tant qu’ils sont éloignés de ma présence…
-Je suis désolé, je ne voulais pas…
-Me faire de la peine ? Ne t’inquiètes pas pour ça, au contraire, je devrais être plus forte que çà…
-Pourquoi donc ?
-Je t’expliquerai plus tard…
-Et ! Je ne suis pas un gamin !
-Ce n’est pas çà, mais je préfère être au calme et… oh !
Sans prévenir, elle venait de se transformer en une sorte de diablesse. Tout y était ! Des cornes en haut de la tête jusqu’à la queue à pointe de flèche en passant par la peau qui venait de se colorer de rouge éclatant. Elle fit un geste d’énervement, et la métamorphose cessa. Je retrouvais alors Viviane et sa peau blanche.
-Quand je parlai de pouvoir incontrôlable !
-Tu n’as pas fait exprès?
-J’ai mieux à faire mon gars, figure-toi !
Je lui souris, amusé de son état d’humeur. Mais le repas tirait à sa fin.
-Diablo ! Tu t’occupes du service !
-Ah non ! C’était moi la dernière fois !
-Et alors ? Bon, laisse tomber…
Et je parti sans demander mon reste. Je retrouvai Viviane dans le couloir. Je la guidai dans les couloirs jusqu’à la porte de sa chambre puis on se quitta. Elle entra dans sa chambre, et je repartis. J’étais presque arrivé à ma chambre que je me rappelai qu’il fallait que je lui dise quelque chose. Je rebroussai chemin, mais je fonçai tête-baissée dans… Scott.
-Oumph !
-Aïe !
-Ça va pas ?! Diablo ! Regarde où tu vas !
-Ouille ! Désolé Scott !
-Qu’est-ce que tu fais-là ?
-Bah, et toi ?
-Je viens dire bonsoir à Jean !
-Et moi j’ai oublié de dire un truc à Viviane !
-Viviane ?
-Bah oui ! La nouvelle !
-Ah ! Ok… Ta chambre, c’est par là !
-Mais…
-Pas de discussion !
-Ok !
Je repartis dans ma chambre, et me dépêchai de me téléporter dans… la chambre de Viviane ! Elle… elle était en train de se coiffer les cheveux, et elle ne m’a pas vu. Mais quand elle a levé la tête elle me vit, et se retourna.
-Diablo !
-Euh… Désolé !
-Qu’est-ce que tu fiches là ?!
-Je… je…
J’avais oublié pourquoi j’étais là… J’étais plutôt occupé à la détailler. Elle avait revêtu l’aspect de tout à l’heure au repas. Elle était habillée d’un petit short blanc avec un trou rectangulaire pour laisser passer la queue, elle portait aussi une brassière de sport blanche. La lumière rendait le rouge de sa peau encore plus… sanglant. Sur le coup, ma montre (sûrement épuisée) m’a rendue mon apparence normale. En croisant le regard de Viviane, je compris qu’elle était étonnée.
-Euh…
-Donc, tu étais là pour quoi ?
-Euh… Demain, tu voudras que je vienne te chercher pour le petit-déjeuner ?
-Oui, je veux bien. Merci.
-Euh… tu sais pour tout à l’heure, quand je suis entré, je me suis trompé de destination, j’aurais dû arrivé devant la porte, et non à l’intérieur de ta chambre.
-C’est pas grave. Au fait, Diablo ?
-Oui ?
-Pourquoi on t’appelles ainsi ? C’est un surnom ou un prénom ?
-C’est mon prénom, pourquoi ?
-Tu sais ce que ça veut dire ?
-Euh… non.
-Eh bien, ça veut dire diable.
Je regarde ma queue qui est de la même forme que la sienne. Elle est juste plus longue, et la pointe en forme de flèche est plus grosse.
-Et alors ?
-Dis, c’est ta forme naturelle ?
-Euh, bah ouais !
-C’est marrant !
-Pourquoi ?
-Bah, comme tu vois, on a un peu la même !
-Tu… c’est pas une métamorphose ?
-Bah non ! Cette vie-ci, je suis une diablesse !
-Comment cela ?
-Toutes les Bloody ont une forme, la plupart, c’est l’ange, l’elfe, la nymphe, la sirène… Mais je suis la seule à avoir eu cette forme… J’ai l’impression de ne pas être une vraie Bloody…
-Comment ça ?
-La plupart des Bloody n’ont qu’à changer une partie de leur corps : L’elfe et la nymphe c’est arrondir les oreilles, la sirène c’est une paire de jambes, pour l’ange c’est cacher ses ailes, et moi… à part les cheveux, je dois tout camoufler !
-Et alors ? Moi aussi !
Je vis apparaître un sourire amusé sur ses lèvres. C’est vrai quoi ! Elle a pas trop à se plaindre ! Moi je dois camoufler ma queue, mes doigts (vu que j’en ai trois aux mains et deux aux pieds), ma peau (bleue) et mes yeux ! (la cornée est bleu azur et l’iris jaune) Elle s’assit sur le lit, et me montra la chaise à côté.
-Comment est-ce que tu es arrivé ici ?
-Oh ! Ça remonte loin ! J’ai été le troisième ! En fait, je suis arrivé en train, et le professeur m’a beaucoup aidé, en m’offrant cette montre par exemple…
-Pourquoi ?
-Eh bien, elle me donne apparence humaine, à ce moment-là, j’avais honte de mon corps.
-Mon pauvre !
-Et toi ?
-Eh bien, moi, à 9 ans, ma mère tomba gravement malade, elle ne pouvait quitter le lit. Elle délirait, des fois elle parlait un langage incompréhensible. Elle parlait en égyptien ancien, en grec ancien, en latin, en ancien français, en anglais ancien… Bref toutes les vieilles langues. Je dû m’occuper de tout, toute seule. A l’approche de mes 10 ans, elle était encore plus faible. Quand j’ai eu 10 ans, elle était morte.
-Oh ! Ma pauvre !
-Tu sais, c’est ainsi pour chaque Bloody !
-Ouais, mais quand même ! Ce n’est pas une raison !
-Peut-être, mais ça a toujours été ainsi… On s’habitue à tout… La preuve…
-Mmh… Parle-moi un peu plus de toi, s’il te plait…
-Pourquoi pas ? J’en ai marre de tout garder pour moi…
Elle me raconta tout depuis le début, la naissance de la première Bloody appelée « Rathina », il paraît que ça signifie poisse, jusqu’à elle. Elle me raconta de long en large sa vie, son père qui, au comble de la douleur qu’a causé la perte de sa femme, n’a pas tardé à la rejoindre dans la tombe. Comme la plupart des maris des Bloody. Un moment, elle s’arrêta pour laisser libre cours à ses larmes. Je compris surtout, que j’étais le seul à qui le terrible secret des Bloody a été révélé. Triste et lourd secret ! Sanglant, dramatique et comique. Il fut touché par quelques grands hommes ou femmes de l’histoire ! A la fin, je partis, lui souhaitant la bonne nuit. Elle avait les joues ruisselantes de larmes. Je refermai la porte.
-Diablo ?
-Oui ?
Je la regardai. Elle était sous sa couverture, la tête sur son oreiller, et elle me regardait.
-Merci beaucoup de m’avoir écouté, ça m’a fait du bien de parler, tu sais…
-De rien… Bonne nuit et à demain.
-Toi aussi, à demain…
Je refermai la porte derrière moi, et me téléportai dans ma chambre. Puis, je me couchai. Le lendemain, j’eus du mal à sortir du lit. Je me traine dans la salle de bain, et me prépare. Je reviens dans ma chambre, et me rappelle alors que je dois aller réveiller Viviane. Je courus à sa chambre, tout en me disant qu’elle allait me crier dessus. En entrant, je la vis à moitié allongée sur son lit, en train de lire. Elle me regarda, étonnée.
-Tu… tu es déjà prête ?
-Bien sûr ! Mon horloge interne est réglé à 6h00 du matin.
-Ah ! D’accord. Tu viens ? C’est l’heure de déjeuner.
-Hm, j’arrive.
Elle se leva, et enfila ses chaussures. On alla dans la salle à manger et on commença à manger.
