Recueil de poèmes

Pour toi, Orphée

Orphée…
Tendre veuf éperdu…
C’est ainsi que les dieux t’ont voulu.
Désespéré.

Eurydice.
Belle nymphe perdue…
Que l’ignoble serpent a mordue.
Maléfice.

La jalousie, le doute.
Ils ont su jouer de ça, de toi,
Sans aucune pitié de toi,
Goutte à goutte.

Ils ont distillé le venin,
Ont dansé, tapé des pieds,
Tapé des mains. Ils l’ont fêté,
Ce jour où tu perdras sa main.

La chair tendre est souillée.
Elle tombe, sombre, meurt.
Tu deviens fou, hurles, pleures.
Mais rien. Ainsi mourut la future mariée.

Eurydice et Orphée,
Nymphe et humain,
La belle t’offrit sa main.
Et vous comptiez vous épouser.

Mais Thanatos veille dans l’ombre.
Sa faux brille, sa faux gronde.
Elle s’abreuvera du sang de la blonde.
Et Orphée sombre.

Les amants séparés,
L’une morte, l’autre désemparé.
Il tentera tout pour la récupérer,
Mais les dieux ne se sont pas arrêtés.

Orphée et Eurydice,
Deux âmes immortelles,
Resteront damnés dans l’Enfer éternelle,
Orphée et Eurydice.

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