James Bond. Code : 007. Espion au service de la Grande Bretagne. Son goût pour les belles femmes n’avait d’égal que celui pour le Martini. Qu’il buvait frappé mais pas secoué.
-007 ?
-M. Comment se porte votre bras ?
-Mieux. Mais je ne vous ai pas convoqué pour parler de mon état de santé.
-Vous me rassurez.
Un sourire sarcastique aux lèvres, les mains dans les poches, le regard lointain.
-Bien que vous ayez pu nous démontrer que vous avez à nouveau toutes vos capacités, je ne peux vous remettre des missions dont le niveau pourrait correspondre aux précédentes. Vous comprenez mes motivations ?
-Absolument.
Ses dents crissèrent douloureusement. Son regard resta imperturbable alors que ses poings se serraient au fond de ses poches.
-Voici le dossier. Je vous pense suffisamment qualifié pour le lire sans mon aide.
La pochette glissa vers l’agent qui n’esquissa pourtant aucun mouvement : il valait mieux.
-Q va vous apporter un minimum d’armes. Une mort durant une simple mission d’infiltration et une reconnaissance à la clé, ça fait tâche, non ?
Il ne répondit pas, préférant le silence du mépris. M ne lui en tint pas rigueur. Pourquoi faire ? Désamorcer les bombes pouvait s’avérer mortel, après tout.
C’est avec raideur que 007 s’empara du dossier et sortit du bureau, saluant à peine miss Moneypenny.
