L'affaire Caméléon [James Bond]

L’affaire Caméléon – Moi, jamais je ne pourrais m’y résoudre 10/11

-K.M.L. N’auriez-vous pas des dossiers à me sortir ?

-Je vous demande pardon ?

M agacé. Pas de Bond comme tampon. Personne, à vrai dire. Ah, si !

-Que fait Q ici ?

-Il remet à jour le service contenant les dossiers de nos agents.

-Ah. Bonjour Q !

Hochement de la tête.

-Vous avez perdu mes rapports ?

Incrédulité. Ce n’est pas dans les habitudes du MI6.

-J’aurais plutôt besoin que vous m’éclairiez certains recoins sombres.

-Du style ?

-Prenez place. Vous ne serez pas mon repas du jour.

-Ce n’en est pas pour autant plus rassurant.

Le sourire se fait ricanant.

-Je vous mettrais bien à l’aise avec quelques questions dont les rapports m’apportent réponses, mais le temps manque.

-Au moins, ça a le mérite d’être clair. Sur quoi souhaitez-vous m’interroger ?

-L’affaire Kali, bien sûr…

¤

-Messieurs, dames, pour le plaisir de vos yeux, sa majesté Koda Kali !

-Arrête, Juste, il va prendre la grosse tête.

-Lilia, c’est pas sympa, ça…

-C’est ainsi que je te plais, Koda, non ?

-Ainsi que sa superbe fiancée, Lilia !

-J’ai pas de nom ?

-À quoi cela sert-il, maintenant ? Tu vas bientôt prendre le mien !

-Koda !

Soupir.

-Dans les détails à ne pas oublier, Juste Weird, mon meilleur ami.

-Détail, détail…

Les invités s’amusèrent des triples interactions. Le trio était célèbre dans les mondanités.

Koda, Lilia, Juste. Un équilibre parfait.

-Juste…

Pas de réponse.

-Mihail !

-Oui, quoi ?

-Enfin, tu réponds !

Koda, Lilia et Juste. Ou Mihail, dit Lákis.

Le world-business semblait tourner autour d’eux. Littéralement.

¤

-Camelle ? Tout va bien ?

-James… Oui rassurez-vous. Juste quelques réminiscences que je croyais avoir effacées.

-Rien n’est jamais complètement effacé. Sous la poussière, la trace reste.

-Vous vous faîtes poète, 007…

-Et vous me paraissez torturée.

Masque sérieux. Mais pas inquisiteur.

-M.

Une lettre. Un ton mourant. Une condamnation.

-Il cherche à tout prix Koda. Ça doit être pour ça qu’il m’a fait reprendre le service.

Les larmes perlent, mais ne coulent pas.

Jeu d’actrice ? Si oui, jolie maîtrise. Criante de vérité.

-Pourquoi vous entêtez-vous à cacher ce Koda ? Si il est un homme, il préférerait mille fois les fers à vos larmes !

-Vous ne pouvez pas comprendre, hélas… Pour se faire, il vous faudrait être versé dans le secret. Et je ne peux me résoudre à le faire.

-Pourquoi donc ?

-Parce que votre regard sur moi me plaît. Et que je ne souhaite pas le voir changer. Excusez m’en.

-Il n’y a aucun mal. Je comprends.

Sourire en coin, un brin moqueur. James.

-Vous êtes en train de vous moquer de moi. Ce n’est pas très gentil.

-Je ne me targue pas de l’être.

Un baiser l’interrompit.

-Que diriez-vous à l’idée de sortir ? Noël approche. Décors… Vitrines…

-Nous ne sommes plus des enfants, James…

-L’avons-nous été une seule fois ?

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