-K.M.L. N’auriez-vous pas des dossiers à me sortir ?
-Je vous demande pardon ?
M agacé. Pas de Bond comme tampon. Personne, à vrai dire. Ah, si !
-Que fait Q ici ?
-Il remet à jour le service contenant les dossiers de nos agents.
-Ah. Bonjour Q !
Hochement de la tête.
-Vous avez perdu mes rapports ?
Incrédulité. Ce n’est pas dans les habitudes du MI6.
-J’aurais plutôt besoin que vous m’éclairiez certains recoins sombres.
-Du style ?
-Prenez place. Vous ne serez pas mon repas du jour.
-Ce n’en est pas pour autant plus rassurant.
Le sourire se fait ricanant.
-Je vous mettrais bien à l’aise avec quelques questions dont les rapports m’apportent réponses, mais le temps manque.
-Au moins, ça a le mérite d’être clair. Sur quoi souhaitez-vous m’interroger ?
-L’affaire Kali, bien sûr…
¤
-Messieurs, dames, pour le plaisir de vos yeux, sa majesté Koda Kali !
-Arrête, Juste, il va prendre la grosse tête.
-Lilia, c’est pas sympa, ça…
-C’est ainsi que je te plais, Koda, non ?
-Ainsi que sa superbe fiancée, Lilia !
-J’ai pas de nom ?
-À quoi cela sert-il, maintenant ? Tu vas bientôt prendre le mien !
-Koda !
Soupir.
-Dans les détails à ne pas oublier, Juste Weird, mon meilleur ami.
-Détail, détail…
Les invités s’amusèrent des triples interactions. Le trio était célèbre dans les mondanités.
Koda, Lilia, Juste. Un équilibre parfait.
-Juste…
Pas de réponse.
-Mihail !
-Oui, quoi ?
-Enfin, tu réponds !
Koda, Lilia et Juste. Ou Mihail, dit Lákis.
Le world-business semblait tourner autour d’eux. Littéralement.
¤
-Camelle ? Tout va bien ?
-James… Oui rassurez-vous. Juste quelques réminiscences que je croyais avoir effacées.
-Rien n’est jamais complètement effacé. Sous la poussière, la trace reste.
-Vous vous faîtes poète, 007…
-Et vous me paraissez torturée.
Masque sérieux. Mais pas inquisiteur.
-M.
Une lettre. Un ton mourant. Une condamnation.
-Il cherche à tout prix Koda. Ça doit être pour ça qu’il m’a fait reprendre le service.
Les larmes perlent, mais ne coulent pas.
Jeu d’actrice ? Si oui, jolie maîtrise. Criante de vérité.
-Pourquoi vous entêtez-vous à cacher ce Koda ? Si il est un homme, il préférerait mille fois les fers à vos larmes !
-Vous ne pouvez pas comprendre, hélas… Pour se faire, il vous faudrait être versé dans le secret. Et je ne peux me résoudre à le faire.
-Pourquoi donc ?
-Parce que votre regard sur moi me plaît. Et que je ne souhaite pas le voir changer. Excusez m’en.
-Il n’y a aucun mal. Je comprends.
Sourire en coin, un brin moqueur. James.
-Vous êtes en train de vous moquer de moi. Ce n’est pas très gentil.
-Je ne me targue pas de l’être.
Un baiser l’interrompit.
-Que diriez-vous à l’idée de sortir ? Noël approche. Décors… Vitrines…
-Nous ne sommes plus des enfants, James…
-L’avons-nous été une seule fois ?
