On s’est séparé,
on s’est retrouvé,
on ne s’est pas recollé,
pour autant…
Je regrette notre temps,
celui où on était tous deux,
à s’embrasser…
Ce temps si vieux,
ce temps d’il y a longtemps
si longtemps…
Était-ce hier,
ou il y a cent ans ?
On s’est séparé,
on s’est retrouvé,
on ne s’est pas recollé,
pour autant…
C’était il y a trois-quatre ans,
on habitait l’un, l’autre à côté,
je n’aime guère jeter
un œil en arrière…
Mais ta présence me manque…
Tu es revenu,
et on s’est revu.
On a reparlé
et tu étais casé.
On s’est séparé,
on s’est retrouvé,
on ne s’est pas recollé,
pour autant…
C’était en hiver,
tu étais de l’autre côté
de ma barrière.
Tu m’as interpellée
je t’ai regardé,
et on a bavardé
de chaque côté
de la barrière grillagé.
Cette barrière
qui séparait
nos jardins,
nos maisons,
notre vie…
On s’est séparé,
on s’est retrouvé,
on ne s’est pas recollé,
pour autant…
Et cette union
a duré,
deux ans.
Un beau soir,
le dernier,
j’ai accepté
le projet
auquel tu me pressais.
Je ne l’ai guère regretté…
Mais le lendemain matin,
je t’ai fait un coup de vache,
dans notre cœur, un coup de hache.
On s’est séparé,
on s’est retrouvé,
on ne s’est pas recollé,
pour autant…
On s’est retrouvé,
un soir de concert.
Tu étais étonné…
J’étais en bas,
dans la pelouse,
avec tes groupies
qui me hurlaient ton nom,
sans cesse, aux oreilles.
Tu étais comme une statue
sur son piédestal,
comme un dieu
de pierre.
Je suis montée sur scène,
tu n’étais pas loin.
Ton frère ne m’a pas reconnue,
et, le temps d’une chanson,
nous étions réunis…
J’avais remarqué
ton tressaillement
à l’entente de mon nom.
Ton frère, lui, m’avait oubliée.
On s’est séparé,
on s’est retrouvé,
on ne s’est pas recollé,
pour autant…
On a fini par s’échanger
ton frère avec ma sœur.
Je ne suis pas ou plus heureuse ?
A tes côtés, elle a l’air heureuse…
Je préfère souffrir, et éviter
de casser votre bonheur.
Si tu voyais les étoiles qui brillent
dans ses yeux
dès qu’on parle de toi !
Restez ensemble,
et ne pense plus à moi…
Pour elle…
Je nous ai séparé
mais je t’ai recollé
avec une partie de moi,
mon double…
