La Mort s’en vint sur moi,
Un voile sur la tête et la faux à la main.
Il n’est pas dit que je verrai demain,
À jamais on ne se reverra.
J’aurai vécu tout du long,
Pipe à la bouche et le verre à la main,
Je n’aurai manqué de rien.
Je pense partir pour de bon.
Embrasse cette fillette,
Celle dont je fus le père.
Il faudrait que je salue ma mère,
La Mort est une garcette.
La Mort s’en vint sur moi,
Une robe de deuil brodée de fleurs.
Il n’est pas dit que j’en aurai peur.
Adieux ! Ma vie s’en va.
